Michel BUTOR. La Modification.

BUTOR, Michel. La Modification.

 

In-8 de 236  pp., 1 f.  bl., (1)  f., maroquin noir, sur chaque plat trois larges listels entrecroisés de même maroquin repoussé, intérieurement soulignés de chants de box bleu, rouge et vert, qui délimitent un triangle central ou s’inscrit un chapeau en creux orné en son centre d’un point doré, dos lisse, bordures encadrées d’un filet doré et gardes de daim gris, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, chemise-étui à dos de maroquin (P.  L. Martin, 1964).

 

Paris, Editions de Minuit, 1957                            12 500 €

 

 

Édition originale.

 

Un des 40 exemplaires numérotés sur pur-fil –  seul grand papier  – qui présentent en frontispice une eau-forte originale d’Enrique Zanartu.

 

Ce tirage de tête marque la rencontre avec Zanartu, à l’origine de la première collaboration d’importance de Butor avec un artiste. Cinq ans plus tard il lui écrira ainsi le texte Rencontres  : « Le premier livre que j’ai fait avec un peintre date de 1962. C’est un peintre chilien, un ami de Matta, qui s’appelle Enrique Zanartu qui vit à Paris maintenant… »

 

La Modification, récit d’un voyage réel (en train) mais surtout intérieur rédigé à la deuxième personne du pluriel, compte parmi les deux ou trois œuvres véritablement capitales produites par le courant du Nouveau roman –  on se rappelle à quel point celui-ci bouleversa le paysage littéraire dans les années 1950 en France et ailleurs  – et demeure à ce titre un livre absolument incontournable.

Dès cette époque, son importance fut perçue, et le roman obtint le prix Renaudot.

 

Superbe exemplaire en reliure mosaïquée de Pierre-Lucien Martin, provenant de la bibliothèque Jean-Pierre Guillaume (cat. 17 et 18 mai 1995, n° 75).

 

L’exemplaire avait auparavant figuré dans l’exposition des reliures de Pierre-Lucien Martin à la librairie Blaizot en 1987.