BRETON. Martinique charmeuse de serpents.

BRETON, André. Martinique charmeuse de serpents.

 

In-12 carré, box kaki, plats bordés sur deux côtés de mosaïques de box vert, rouge et corail figurant un feuillage luxuriant, dos lisse avec le titre Martinique tracé en serpent gris mosaïqué, doublures de box kaki, gardes de daim vert amande, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservées, chemise de box kaki titré or et oeser vert, étui (Leroux 1992).

 

Paris, Editions du Sagittaire, 1948                                     20 000 €

 

 

Édition originale.

Elle est illustrée de 8 dessins à pleine page d’André Masson reproduits en bleu ou en noir ainsi que de 2 dessins reproduits in-texte.

 

Un des 15 exemplaires de tête numérotés sur Hollande ; celui-ci n° 11.

Ils comportent une lithographie originale supplémentaire d’André Masson tirée en rouge.

 

Le 25 mars 1941, André Breton, accompagné de sa famille et d’autres « suspects » fichés par la police de Vichy, embarque à Marseille sur un bateau à destination de New York où le Comité américain de secours aux intellectuels lui a offert l’asile.

Lorsque le navire fait escale à la Martinique, cependant, les autorités locales font du zèle et les Breton sont temporairement internés dans une ancienne léproserie dont ils ne sortiront qu’après avoir mis la main à la poche. Encore faudrait-il être autorisé à repartir, ce qui ne va pas se faire en un jour  : suit un temps de vacance(s) forcée(s) dont sont nés les textes de Martinique charmeuse de serpents, entre féroce ironie – envers l’administration vichyste, mais aussi contre la société coloniale  – et échappées poétiques.

 

André Masson, illustrateur –  et par endroits co-auteur  – du livre, est avec le peintre cubain Wifredo Lam un témoin privilégié de la découverte par Breton de l’ensorcelante Martinique. Ensemble, les trois hommes vont faire une découverte poétique majeure  : une œuvre alors récemment publiée en revue, Cahier d’un retour au pays natal, dont ils rencontrent l’auteur  : un certain Aimé Césaire.

C’est à ce dernier qu’est entièrement consacré le dernier chapitre de ce livre, Un Grand Poète noir.

 

Parfaite reliure doublée et mosaïquée de Leroux.