CELINE. D’un château l’autre.

CELINE, Louis-Ferdinand. Partie du manuscrit autographe « D’un château l’autre ».

 

Sans lieu ni date, 1957                        10 000 €

 

 

Important fragment préparatoire manuscrit D’un château l’autre.

Il se compose de 15 pages autographes in-4 numérotés 545 à 547 (les pages 546 et 547 sont en bis avec des textes différents), 558 à 563 puis 566 à 569. Elles correspondent, avec des différences considérables, aux pages 184 à 191 du texte définitif (Gallimard, collection Folio).

 

A cet ensemble s’ajoutent 76 pages in-4 de carbones réparties en 9 liasses liées par des épingles d’origine. Elles comportent des corrections directes de la main de Céline ainsi que des décryptages ajoutés par sa dactylographe. Les pages sont numérotées 825 à 838 (2 liasses), 895 à 911 (2 liasses), 956 à 961, 1030 à 1042, 1050 à 1069 (2 liasses) et 1144 à 1150.

 

Ce remarquable ensemble de manuscrits et de carbones corrigés offre l’occasion d’appréhender sur pièces la démarche d’écriture propre à la création célinienne. Il est possible de saisir par la graphie d’une écriture enfiévrée, toujours livrée à la rapidité, la pensée de l’écrivain.

 

Céline procédait par manuscrits successifs, souvent trois ou quatre, chacun présentant de fortes variantes par rapport au texte définitif, certains passages, phrases ou expressions non utilisés demeurant alors inédits.

 

« Dans son écriture, Céline procède toujours par additions, expansions et approfondissements. Aux diverses étapes, il s’emploie à nourrir le texte initial. Ses formules les plus fortes ou les plus drôles viennent souvent dans une reprise ultérieure » (Henri Goddard).