L’activité politique et les guerres de Religion
sous forme d’estampes
TORTOREL, Jacques & PERRISSIN,
Jean. Quarante tableaux ou Histoires diverses qui sont memorables
touchant les guerres, massacres, & troubles, advenues en France
ces dernieres annees. Le tout recueilly selon le
tesmoignage de ceux qui y ont esté en personne, & qui les ont
veus, lesquels sont pourtraits à la vérité.
Genève, Jean de Laon, 1569
Elle renferme un Titre dans un encadrement
gravé, un Avis au lecteur dans le même encadrement et 39
planches dont 33 sont gravées sur cuivre et 6 sur bois ; plus
16 planches ajoutées en différents états : vélin dur moucheté
(reliure ancienne).
45 000 €
Suite complète des 39 grandes estampes (31,3
x 49,2 cm). Dès le XVIII ° siècle, leur réunion était considérée
comme précieuse.
Les planches ont été dessinées par
Perrissin. Elles ont été gravées par lui-même et par Tortorel ;
tous deux peintres et graveurs lyonnais.
Elles furent exécutées tantôt à l’eau-forte,
tantôt sur bois. Elles se débitaient séparément avant leur réunion
en recueil. Le présent recueil formé de 57 épreuves est un des plus
complets connus.
L’actualité politique en images.
Chronique visuelle des principaux
évènements survenus en France entre 1559 et 1570 : exécution
d’Amboise, Colloque de Poissy, batailles de Dreux et de Jarnac,
assassinat du duc de Guise, massacres opérés dans les deux camps
à Tours, Cahors, Sens, Nîmes. Deux scènes sont fameuses pour leur
intérêt à la fois historique et artistique : celle du tournoi
où Henri II est blessé à mort et celle de son agonie. étendu sur
son lit, le roi est entouré de la Reine, du Connétable et des deux
sommités médicales : Ambroise Paré et André Vésale, appelé en urgence
de Bruxelles.
Recueil exceptionnel formé de 57 épreuves en divers
états.
Il est enrichi de 16 planches supplémentaires.
20 planches sur cuivre ou sur bois sont du premier état (sur les
4 ou 5 états décrits). En outre, 2 planches gravées sur cuivre sont
des épreuves uniques, non décrites par Adhémar.
L’exemplaire est grand de marges
et les planches sont non pliées.
Rahir, Bibliothèque de l’amateur,
661.- Adhémar, Inventaire du fonds français, XVI ° siècle, II,
pp. 38-53.- Brunet V, 892-895 et Supplément II, 778-779.- Gravure
française à la Renaissance, BnF, 1995, pp. 122-124 et nos 154-156.-
Mortimer-Harvard, French 16th
Century Books, n° 421.- Brun, Le Livre français illustré de la Renaissance,
p. 303 : “ Les planches gravées sur bois sont toujours
meilleures comme dessin et surtout comme tirage ; les cuivres
étant, d’ordinaire, très usés. ” Plus d'informations sur ce livre :
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