ZOLA,
Emile.
Au Bonheur des dames.
In-8 de 521 pp., demi-toile à la Bradel,
dos lisse, pièce de maroquin bleu, couverture
conservée, non rogné (reliure de
l'époque).
Paris, Charpentier, 1883
6 800 E
Édition originale.
Remarquable exemplaire comportant deux envois,
l'un raturé, adressé à Tourguéniev,
l'autre à Maurice de Fleury.
Émile Zola se considérait comme
le fils spirituel de Tourguéniev. Cet ami
lui avait procuré, alors qu'il était
dans le besoin, un travail de chroniqueur dans
les colonnes du Messager de l'Europe. Cet exemplaire
lui était destiné, mais atteint
d'un cancer de la colonne vertébrale, Tourguéniev
rendit son dernier soupir le 3 septembre de cette
année et ne put le recevoir.
Le livre changea donc de destinataire, qui fut
Maurice de Fleury, spécialiste des maladies
nerveuses et mentales. Ami et admirateur de Zola,
il fut son fervent défenseur, en particulier
dans plusieurs articles parus dans le Figaro.
De la bibliothèque Maurice de Fleury avec
son ex-libris.
Deux envois sur le faux-titre, l'un raturé,
adressé à Tourguéniev, l'autre
à Maurice de Fleury avec son ex-libris.
Emile Zola se considérait comme le fils
spirituel de Tourguéniev. Cet ami et bienfaiteur
lui avait procuré, alors qu'il était
dans le besoin, un travail régulier de
chroniqueur, pendant cinq ans, dans les colonnes
du Messager de l'Europe. Il lui permit également
d'être publié, alors qu'il était
interdit en France.
Cet exemplaire lui était destiné,
mais atteint d'un cancer de la colonne vertébrale
qui le faisait souffrir depuis de longs mois,
Tourguéniev rendit son dernier soupir le
3 septembre de cette année et ne put le
recevoir.
Le livre changea donc de destinataire, qui fut
Maurice de Fleury, spécialiste des maladies
nerveuses et mentales connu pour ses articles
adressés au grand public sur ce sujet.
Grand admirateur de Zola, il fut un fervent défenseur
du romancier, qu'il loua plusieurs fois dans ses
articles, en particulier dans le Figaro. Il fut
aussi un de ses informateurs. Zola le mit à
contribution pour Le Docteur Pascal et Lourdes.
Leurs liens restèrent étroits, malgré
des divergences d'opinion sur l'affaire Dreyfus.
Zola lut devant la Société des Gens
de Lettres, en 1900, un rapport très élogieux
sur son ami.
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